Les relations entre l’Algérie et les Émirats arabes unis connaissent une nouvelle évolution dans le domaine du transport aérien. Les autorités algériennes ont engagé une procédure officielle concernant un accord bilatéral en vigueur depuis plus d’une décennie. Cette décision intervient dans un contexte diplomatique marqué par plusieurs désaccords entre les deux pays.
L’Algérie a engagé les procédures nécessaires pour la dénonciation de la convention relative aux services aériens conclue avec l’État des Émirats arabes unis. L’annonce a été faite, ce samedi 7 février 2026, par l’Agence de presse algérienne (APS), citant des sources officielles.
Selon l’agence d’information publique, la décision concerne la convention signée à Abou Dhabi le 13 mai 2013 entre la République algérienne démocratique et populaire et l’État des Émirats arabes unis. Cet accord avait été ratifié par décret présidentiel le 30 décembre 2014 et publié au Journal officiel algérien à la même date.
Les modalités juridiques de la dénonciation de la convention
La procédure engagée par l’Algérie s’appuie sur les dispositions prévues dans l’article 22 de la convention relative aux services aériens. Cet article encadre les conditions de dénonciation par l’une des parties contractantes.
Conformément à ce cadre juridique, la dénonciation doit être notifiée par voie diplomatique à la partie émiratie. Une notification simultanée doit également être adressée au secrétaire général de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI), afin de permettre l’accomplissement des formalités requises auprès de cette organisation internationale basée à Montréal.
Contenu et portée de l’accord signé en 2013
La convention relative aux services aériens entre l’Algérie et les Émirats arabes unis définit les droits et obligations des compagnies aériennes des deux pays. Elle autorise notamment le survol des territoires respectifs et l’exploitation de vols commerciaux entre les aéroports algériens et émiratis.
Signé à Abou Dhabi en 2013, cet accord permettait aux transporteurs aériens désignés, dont Etihad Airways côté émirati, de solliciter l’ouverture de lignes aériennes vers l’Algérie. La convention précisait également les fréquences, les capacités et les conditions techniques applicables aux vols internationaux.
Antécédents et blocages dans l’application de l’accord
Malgré l’existence de ce cadre légal, plusieurs difficultés ont été observées dans la mise en œuvre de la convention au fil des années. Des blocages opérationnels ont notamment été signalés concernant l’ouverture de certaines liaisons aériennes entre les deux pays.
Le projet de liaison directe entre Abu Dhabi & Alger avait été initialement annoncé par la compagnie en novembre 2024, dans le cadre d’une extension de son réseau international qui comprenait 10 nouvelles villes.
Etihad Airways, a officiellement retiré de son programme… pic.twitter.com/JpRg2iwnaa
— Algeria Project (@Algeria3New) December 16, 2025
Le vol inaugural d’Etihad Airways vers Alger avait, par le passé, fait l’objet de reports liés à des autorisations administratives et techniques. Ces situations ont mis en évidence des limites dans l’application effective de l’accord, malgré sa validité juridique jusqu’à l’annonce de la procédure de dénonciation par les autorités algériennes.
Vous avez aimé cet article ? Ne ratez pas notre dernier article !
Source : ObservAlgerie