L’Algérie et sept autres membres de l’alliance OPEP+ ont décidé d’augmenter leur production pétrolière à partir du mois d’avril 2026. Cette décision a été prise lors d’une réunion tenue ce dimanche par visioconférence, dans un contexte marqué par des évolutions sur le marché mondial de l’énergie.
Dans un communiqué publié à l’issue de la réunion, le ministère des Hydrocarbures a indiqué que le ministre d’État, ministre des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, a pris part, ce dimanche 1er mars 2026, à la réunion de coordination du groupe des huit pays signataires de la Déclaration de coopération de l’OPEP+ appliquant des ajustements volontaires de production.
Selon la même source, cette rencontre s’est déroulée en présence du PDG de Sonatrach, Noureddine Daoudi, du président de l’ALNAFT, Samir Bekhti, ainsi que de cadres du secteur. Elle s’inscrit dans le cadre du suivi régulier des évolutions du marché pétrolier mondial et vise à renforcer la coordination entre les huit pays concernés.
Une hausse collective de 206 000 barils par jour en avril
À l’issue des consultations, les ministres ont décidé d’entamer, dès le mois d’avril 2026, une augmentation collective de la production de 206 000 barils par jour. Ce volume dépasse les 137 000 barils par jour qu’anticipaient plusieurs observateurs du marché.
Les huit pays concernés sont l’Algérie, l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, l’Irak, le Kazakhstan, le Koweït, Oman et la Russie. Pour l’Algérie, cette décision se traduira par une hausse de 6 000 barils par jour au mois d’avril.
Production algérienne et ajustements depuis 2023
D’après les données publiées par l’OPEP, la production de l’Algérie s’établissait à 968 000 barils par jour en janvier 2026, conformément aux engagements pris dans le cadre de l’alliance. Elle devrait progresser pour atteindre 1,007 million de barils par jour d’ici la fin de l’année 2026.
Cette augmentation s’inscrit dans le mouvement de réintégration progressive des 2,2 millions de barils par jour retirés du marché depuis avril 2023 dans le cadre des réductions volontaires. Une pause de trois mois avait été observée au premier trimestre 2026 en raison de facteurs saisonniers affectant la demande.
Un marché sous tension et des perspectives à court terme
La décision intervient dans un contexte de tension sur les marchés pétroliers, notamment après la fermeture du détroit d’Ormuz par les Gardiens de la révolution iraniens. Le communiqué de l’OPEP évoque la nécessité de préserver l’équilibre du marché, sans mention explicite de la situation en Iran.
Au cours de la réunion, les ministres ont examiné les perspectives à court terme du marché pétrolier mondial. Ils ont relevé que le ralentissement actuel de la demande, principalement lié à des facteurs saisonniers, devrait s’atténuer progressivement dans les prochains mois, ouvrant la voie à une reprise graduelle des niveaux de consommation.
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Source : ObservAlgerie