Permis de séjour en Italie : seulement 7,9 % du quota 2025 utilisé

Un rapport publié par la coalition de la société civile Ero Straniero révèle que le quota d’immigration italien pour 2025, connu sous le nom de decreto flussi, n’a été que très partiellement utilisé. Sur les 181 450 travailleurs que le gouvernement avait prévu d’accueillir, seulement 11 276 ont obtenu un permis de séjour en Italie à la fin de l’année, soit 7,9 % de l’objectif initial. À cette date, 14 349 demandes restaient en cours de traitement.

Le rapport met en avant la complexité administrative comme principale cause de cette sous-utilisation. Les candidats doivent passer par plusieurs étapes pour obtenir un permis de séjour en Italie. Ils doivent d’abord obtenir le parrainage de l’employeur, puis recevoir l’approbation de la préfecture. Ensuite, ils doivent obtenir un visa auprès de l’ambassade italienne dans leur pays et enfin signer le contrat de travail après leur arrivée. Si une étape rencontre un problème, l’ensemble du processus peut être annulé, laissant le candidat dans l’incertitude.

Les frais d’intermédiation représentent un autre obstacle important. Selon Ero Straniero, ces frais peuvent atteindre 20 000 euros. Lorsque les offres d’emploi disparaissent ou sont retardées, ces coûts augmentent le risque d’exploitation. Le rapport mentionne que des services spécialisés peuvent aider à naviguer dans le processus. Ils fournissent des informations détaillées sur les catégories de visas, préparent les dossiers et organisent les rendez-vous consulaires, ce qui permet aux candidats et aux employeurs de suivre l’avancement en temps réel.

Impact sur les secteurs économiques

Le faible taux de conversion du quota a des conséquences sur plusieurs secteurs. Des coopératives agricoles en Pouilles et en Vénétie signalent des postes saisonniers restés vacants. Des entreprises de construction en Lombardie ont reporté certains chantiers, tandis que des familles cherchant des aides à domicile font face à des listes d’attente plus longues. Des associations professionnelles ont demandé au ministère de l’Intérieur de simplifier le portail informatique, de réduire les exigences de traduction des documents et d’autoriser les signatures électroniques.

Le rapport précise que ces difficultés touchent également les équipes de mobilité internationale. Même lorsque les quotas sont approuvés, l’intégration rapide des candidats n’est pas garantie. Les entreprises sont invitées à préparer les dossiers plusieurs mois à l’avance et à envisager des permis de transfert intra-entreprise au sein de l’Union européenne comme solution alternative.

Réponses et mesures annoncées

Le rapport intervient alors que le gouvernement prépare le quota 2026. Des députés de l’opposition ont déclaré que l’augmentation des plafonds numériques, effectuée l’an dernier, reste insuffisante sans réforme des procédures. Le ministère de l’Intérieur a indiqué qu’il testerait une « voie rapide » pour les employeurs accrédités et mettrait en place un suivi visible pour le sponsor et le travailleur à chaque étape du processus.

Le document de Ero Straniero souligne que le faible taux de conversion ne dépend pas seulement du nombre de places disponibles. Il résulte également de la lenteur et de la complexité du traitement administratif. Le rapport fournit un aperçu détaillé des étapes et des difficultés rencontrées par les candidats et les employeurs dans l’obtention d’un permis de séjour en Italie pour 2025.

 

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Source : ObservAlgerie

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