OQTF : Tebboune explique pourquoi l’Algérie refuse de délivrer les laissez-passer consulaires

Lors d’une interview, samedi 7 février 2026, avec les médias nationaux, le président algérien Abdelmadjid Tebboune a clarifié les raisons pour lesquelles l’Algérie refuse de délivrer des laissez-passer consulaires pour les ressortissants algériens frappés d’une Obligation de Quitter le Territoire Français (OQTF). Ce refus soulève régulièrement des tensions diplomatiques entre la France et l’Algérie, et Tebboune a apporté des éclaircissements importants concernant cette question sensible.

Dans un contexte marqué par des relations diplomatiques déjà complexes, comme entre la France et l’Algérie, le sujet des OQTF a été régulièrement utilisé pour critiquer la position algérienne. Les autorités françaises, notamment du temps de Bruno Retailleau, ont reproché à l’Algérie son manque de coopération concernant le renvoi de ses citoyens en situation irrégulière sur le territoire français. Le président algérien a répondu fermement à ces accusations, affirmant que l’Algérie ne permettrait pas qu’on « humilie » ou qu’on « ridiculise » son pays en forçant des Algériens à retourner sans respect pour leurs droits fondamentaux.

La France appelée à respecter les droits des Algériens sous OQTF

Tebboune a expliqué que les Algériens concernés par des OQTF ont des droits qu’il est impératif de respecter. Selon lui, ces individus vivent en France depuis parfois plus d’une décennie, et il est crucial que leur situation soit examinée en profondeur. Le président a insisté sur le fait qu’avant toute expulsion, ces personnes doivent avoir la possibilité de contester leur renvoi devant la justice. Il a précisé que même si la justice française ordonne l’expulsion, un recours est toujours possible, et ce droit doit être respecté.

En outre, Tebboune a rappelé qu’il existait des accords bilatéraux entre la France et l’Algérie concernant les expulsions, et que ces accords devaient être respectés scrupuleusement. Selon ces accords que Tebboune évoque, l’Algérie doit être informée en temps voulu de chaque expulsion, et le consul algérien doit être impliqué dans le processus pour s’assurer que la procédure soit conforme aux normes légales. Ce dernier doit pouvoir rencontrer la personne concernée, s’assurer de la régularité de l’expulsion, et signer le laissez-passer consulaire si tout est en ordre.

Tebboune dissocie son appel aux Algériens sans-papiers de la question des OQTF

Le président algérien a également précisé que son appel de janvier 2026 pour la régularisation des jeunes Algériens en situation précaire à l’étranger ne concernait en aucun cas les OQTF. Il a clairement dissocié ces deux démarches, soulignant qu’elles n’avaient rien à voir l’une avec l’autre.

En fait, ce qu’il faut comprendre, c’est que le refus de l’Algérie de délivrer des laissez-passer consulaires pour les OQTF n’est pas un acte de défiance envers la France, mais une manière pour l’Algérie de défendre les droits de ses ressortissants et d’assurer que les procédures d’expulsion se déroulent dans le respect des accords internationaux.

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Source : ObservAlgerie

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