Les prix du pétrole continuent de progresser sur les marchés mondiaux après de récents événements géopolitiques. Ce 1er mars 2026, le Brent s’est établi à 72.48 dollars le baril, en hausse d’environ 2,03 % sur la séance. Cette évolution intervient après les attaques américaines contre l’Iran, suivies de ripostes iraniennes qui ont visé plusieurs pays producteurs de pétrole dans le golfe Persique, affectant la production régionale.
Les attaques ont renforcé l’incertitude sur l’approvisionnement mondial. Les analystes de Barclays estiment qu’une interruption de production d’un million de barils par jour pourrait pousser le Brent à 80 dollars le baril. La banque souligne que « l’écart de risque de 3 à 5 dollars par baril pourrait disparaître rapidement si l’escalade ne conduit pas à une perturbation réelle de l’approvisionnement ». Dans le contexte actuel, la combinaison d’attaques et de contre-attaques rend les prévisions d’offre plus fragiles et entraîne une volatilité accrue des prix.
Donald Trump, président des États-Unis, a exprimé sa déception face aux négociations avec l’Iran et a indiqué que « parfois il faut recourir à la force ». La présence militaire américaine renforcée dans la région et les actions iraniennes sur plusieurs installations pétrolières du golfe contribuent à la perception d’un risque immédiat pour la production et les exportations de pétrole.
Conséquences pour l’Algérie
Le prix actuel du pétrole dépasse le seuil de 60 dollars par baril fixé dans la loi de finances algérienne pour 2026, ce qui représente un soutien direct aux recettes pétrolières. Avec un Brent à 73 dollars, l’écart atteint déjà 13 dollars par baril au-dessus de la référence budgétaire. Barclays indique que si le pétrole atteignait 80 dollars par baril, la différence avec le prix de référence pourrait atteindre 20 dollars par baril, générant des revenus supplémentaires significatifs pour l’État algérien.
Le marché du pétrole est également influencé par des facteurs structurels. La capacité de production disponible reste limitée, les stocks sont en baisse et la demande mondiale reste forte. Ces éléments renforcent la sensibilité des prix à toute perturbation de l’offre, en particulier dans un contexte géopolitique instable.
Suivi du marché et perspectives
Les acteurs du marché observent de près les évolutions dans le golfe et les indicateurs mondiaux de l’offre. Barclays souligne que si aucun arrêt majeur de production ne se produit, le Brent pourrait reculer de 3 à 5 dollars par baril. Cependant, les tensions actuelles augmentent le risque de fluctuations importantes à court terme.
L’évolution des prix du pétrole dépendra des prochains développements diplomatiques et militaires dans la région ainsi que de la capacité des pays producteurs à maintenir leurs niveaux de production. Les données sur la production mondiale et l’exportation des hydrocarbures continueront de guider les décisions des investisseurs et des opérateurs du secteur.
Vous avez aimé cet article ? Ne ratez pas notre dernier article !
Source : ObservAlgerie