Le pétrole algérien continue de se distinguer par ses prix élevés au sein des pays producteurs du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (MENA). Les dernières données confirment que l’Algérie occupe la première place des prix du brut dans la région.
Selon l’Unité de Recherche Énergie, brut algérien Sahara Blend s’est établi à 73,59 dollars le baril en moyenne durant le mois de février 2026. Ce prix marque une augmentation de 5,86 dollars par rapport au mois de janvier 2026, où il était coté à 67,73 dollars.
Cette progression s’inscrit dans une tendance haussière plus large. Le prix moyen du baril pour l’ensemble des bruts de l’OPEP, appelé la corbeille OPEP, est également passé de 62,31 dollars en janvier à 67,90 dollars en février 2026. Ces données sont issues du rapport mensuel de l’organisation, publié le mercredi 11 mars 2026.
Comparaison avec les autres pétroles de la région MENA
La région MENA, qui comprend le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, a connu une revalorisation de la plupart de ses pétroles. Le Sahara Blend se distingue néanmoins en tête du classement. Le brut libyen Le Sidra a atteint 71,14 dollars, en hausse de 4,36 dollars. Le Murban des Émirats arabes unis s’est établi à 69,45 dollars, avec une augmentation de 5,46 dollars.
L’Arab Light saoudien a grimpé à 68,40 dollars, soit 5,56 dollars de plus qu’en janvier. Le brut omanais a progressé à 68,42 dollars, gagnant 5,63 dollars, tandis que le Dubai Crude est passé à 68,26 dollars contre 62,07 dollars le mois précédent. Le Kuwait Export a augmenté de 5,89 dollars pour atteindre 66,61 dollars, et le Basra Medium irakien s’est hissé à 66,77 dollars, en hausse de 5,49 dollars.
Ces chiffres confirment que l’ensemble des bruts de la région ont profité d’un marché orienté à la hausse, le brut algérien conservant une prime de prix significative par rapport à ses concurrents.
Contexte du marché pétrolier mondial
La hausse des prix enregistrée en février 2026 s’explique par un contexte géopolitique tendu. Le rapport de l’OPEP mentionne une escalade des tensions ayant précédé le déclenchement du conflit impliquant Israël et les États-Unis contre l’Iran à la fin du mois.
Cette situation a eu un impact direct sur les marchés à terme. Après la période couverte par le rapport de février, les contrats pour livraisons futures ont connu une forte accélération. Le baril de Brent de la mer du Nord a dépassé les 90 dollars et le West Texas Intermediate américain a franchi les 86 dollars. Lors des séances du lundi 9 mars 2026, ces deux bruts de référence ont même brièvement dépassé les 119 dollars en raison des craintes sur l’offre dans la région du Golfe.
En comparaison, les prix moyens du mois de février étaient de 69,37 dollars pour le Brent, en hausse de 7 % sur un mois, et de 64,52 dollars pour le WTI. La hausse généralisée des cours a donc concerné l’ensemble des marchés physiques et financiers.
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Source : ObservAlgerie