Le nouveau système d’entrée/sortie de l’Union européenne (EES), qui enregistre les empreintes digitales et les images faciales des voyageurs à la place des tampons de passeport, pourrait entraîner des files d’attente de plusieurs heures aux frontières Schengen cet été. Face à ces risques, IATA, ACI Europe et Airlines for Europe (A4E) demandent à la Commission européenne d’envisager un report temporaire du traitement des visas Schengen et de renforcer les dispositifs de contrôle aux frontières.
Selon ces organisations, l’application du système pourrait provoquer des files d’attente pouvant atteindre quatre heures aux frontières Schengen durant l’été. Le système est opérationnel depuis octobre 2025 et deviendra obligatoire pour tous les ressortissants de pays tiers en avril 2026. Contrairement aux tampons de passeport traditionnels, l’EES enregistre désormais les empreintes digitales et les images faciales des voyageurs.
Le déploiement du système a été testé dans certaines villes, comme Genève et Bâle, mais les responsables de l’aviation craignent que des problèmes techniques et des pénuries de personnel ne ralentissent le traitement aux frontières Schengen. La préinscription pour les voyageurs reste limitée, ce qui pourrait accentuer les retards alors que le trafic touristique reprend progressivement.
Demandes adressées à la Commission européenne
Dans leur déclaration commune, IATA, ACI Europe et Airlines for Europe ont demandé à la Commission européenne de confirmer que les États membres pourraient suspendre partiellement ou totalement le traitement EES jusqu’au 31 octobre 2026 si les files d’attente deviennent trop longues.
Elles ont également recommandé d’augmenter le personnel des forces de l’ordre aux frontières et d’accélérer la mise en service des applications mobiles permettant l’enregistrement. Les compagnies aériennes pourraient, selon ces organisations, intégrer les contrôles EES directement dans les données passagers transmises en amont afin de réduire les temps d’attente.
Impact sur les voyageurs et les entreprises du nouveau système des visas Schengen
Les retards liés à l’EES peuvent entraîner des frais supplémentaires d’hébergement et de réacheminement. Les responsables mobilité doivent informer les voyageurs fréquents des risques de files d’attente et envisager des services prioritaires ou dédiés pour les passagers dont les correspondances sont sensibles. Les équipes des ressources humaines doivent collecter les données de passeport et les historiques de voyage pour s’assurer que les employés restent conformes aux règles dès que le système sera pleinement opérationnel.
Les mesures proposées par les organisations de l’aviation visent à limiter l’impact des délais sur les voyageurs et les opérations aéroportuaires. Le suivi attentif des conditions aux frontières, combiné à l’utilisation d’outils numériques pour la préinscription et la vérification des données passagers, devrait aider les compagnies aériennes et les entreprises à anticiper les difficultés liées au déploiement du système EES.
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Source : ObservAlgerie