Le nouveau salaire minimum entre officiellement en vigueur

Le Salaire national minimum garanti (SNMG) en Algérie est désormais fixé à 24’000 dinars par mois, après la publication officielle du décret présidentiel n°26-01, daté du 7 janvier 2026. Cette mesure s’applique rétroactivement à compter du 1er janvier 2026, conformément au texte paru dans le Journal officiel n°01.

La décision d’augmenter le SNMG a été prise lors du Conseil des ministres du 30 novembre 2025, présidé par le Chef de l’Etat algérien Abdelmadjid Tebboune. Cette revalorisation correspond à une hausse de 4000 dinars, soit un passage de 20’000 DA à 24’000 DA. La dernière modification remontait à mai 2020, où le salaire minimum était passé de 18’000 à 20’000 dinars.

Ce nouveau seuil s’applique pour une durée légale hebdomadaire de travail de 40 heures, soit 173,33 heures par mois. Le taux horaire est ainsi fixé à 138,46 dinars. Le décret précise que toutes les dispositions antérieures, notamment le décret présidentiel n°21-137 du 7 avril 2021, sont abrogées.

Effets attendus sur les travailleurs et les prestations sociales

L’entrée en vigueur du nouveau SNMG vise à renforcer le pouvoir d’achat des travailleurs dans un contexte marqué par l’inflation et les tensions économiques. Les secteurs public et privé sont concernés par cette mesure, qui constitue une référence salariale minimale légale.

Parallèlement, le Conseil des ministres a également validé d’autres ajustements sociaux. L’allocation chômage a été portée de 15’000 DA à 18’000 DA pour les primo-demandeurs d’emploi âgés de 19 à 40 ans, sans source de revenu. Créée en 2022 par le décret présidentiel n°22-70, cette allocation est gérée par l’Agence nationale de l’emploi (ANEM).

Des revalorisations ciblées des pensions de retraite ont aussi été décidées. Les retraités touchant moins ou égal à 20’000 DA bénéficient d’une augmentation de 10 %, tandis que ceux percevant un montant supérieur reçoivent une hausse de 5 %.

Un dispositif social élargi mais surveillé en Algérie

Cette série de mesures marque une poursuite de la politique de soutien social de l’État algérien, dans un climat économique encore fragile. L’impact réel sur le pouvoir d’achat dépendra de l’évolution des prix et de la mise en œuvre effective de ces ajustements dans l’ensemble des secteurs.

L’attention se portera désormais sur le suivi de l’application de ces dispositions et leur traduction concrète dans les contrats et fiches de paie des travailleurs concernés.

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Source : ObservAlgerie

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