Khelif fait face à une polémique internationale sur son identité sexuelle et son droit à concourir chez les femmes. Le Dr Philippe Pélissier, spécialiste en chirurgie plastique reconstructrice et esthétique à Paris, a pris la parole pour clarifier sa position. Dans une vidéo publiée sur sa page Facebook, il affirme qu’Imane Khelif n’est « ni homme, ni transgenre ».
Cette déclaration intervient après plusieurs mois d’attaques publiques visant la boxeuse algérienne. Les critiques ont commencé avant les Jeux olympiques de Paris 2024 et ont continué après sa médaille d’or dans la catégorie des moins de 66 kg.
Ce que dit le Dr Philippe Pélissier
Le Dr Philippe Pélissier exerce à Paris comme chirurgien plasticien reconstructeur et esthétique. Dans sa vidéo, il décrit Khelif comme une « sportive féminine qui vit comme une femme ». Il affirme clairement : « Elle n’est pas une transgenre et n’a jamais essayé de se doper ».
Le médecin explique que certaines situations génétiques peuvent entraîner un taux élevé d’hormones masculines chez une personne de sexe féminin. Il précise qu’un phénotype féminin XX peut produire une quantité importante d’hormones mâles sans que cela change le sexe de la personne.
Pour appuyer ses propos, il évoque le gène SRY. Il indique que le « gène SRY peut parfois se transférer entre les chromosomes X et Y, permettant à un individu d’avoir un phénotype féminin (XX) tout en produisant naturellement des hormones mâles plus importantes ». Ce phénomène reste rare mais connu en génétique médicale.
Le gène SRY est en principe situé sur le chromosome Y. Il intervient au début du développement embryonnaire. Son activation déclenche la formation des organes sexuels masculins. Des variations peuvent modifier ce processus. Selon le Dr Philippe Pélissier, ce type de mécanisme peut expliquer certaines particularités biologiques sans remettre en cause le sexe féminin. Il ajoute que Khelif a suivi des protocoles stricts pour réduire son taux de testostérone afin de respecter les règles des compétitions internationales.
Un dossier déjà examiné par les instances sportives
Le cas de Khelif ne date pas des Jeux de Paris 2024. En 2023, l’International Boxing Association avait exclu la boxeuse des championnats du monde après des tests liés aux critères d’éligibilité. Cette décision avait provoqué un débat international.
En 2024, Khelif a participé aux Jeux olympiques de Paris et remporté la médaille d’or dans sa catégorie. Sa victoire a relancé les discussions sur les critères biologiques appliqués aux compétitions féminines. Les fédérations sportives fixent des seuils hormonaux et des règles précises pour encadrer la participation des athlètes. Ces critères varient selon les organisations et les disciplines.
La position d’Imane Khelif
Khelif s’est exprimée directement sur le sujet. Elle a affirmé n’avoir jamais triché. Elle a aussi indiqué qu’elle accepte de se soumettre aux examens demandés pour concourir, y compris un test génétique de détermination du sexe, dans un cadre officiel.
Le débat autour de Khelif repose sur des données médicales et sur les règlements des fédérations sportives. La prise de parole du Dr Philippe Pélissier apporte un avis médical clair dans une affaire suivie à l’échelle internationale.
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Source : ObservAlgerie