Se rendre en Algérie depuis certaines régions françaises nécessite encore de longs déplacements ou des correspondances. En Normandie, malgré une présence importante de ressortissants algériens et de voyageurs concernés, aucune liaison aérienne directe n’est proposée à ce jour. Un projet en cours pourrait toutefois modifier cette situation dans un proche avenir.
Actuellement, aucun aéroport normand ne propose de vols directs vers l’Algérie. Pour rejoindre Alger, Oran ou Constantine, les voyageurs doivent se rendre en Île-de-France, principalement aux aéroports de Paris-Charles-de-Gaulle ou d’Orly, où opèrent Air Algérie, ASL Airlines, Transavia et Air France. Depuis certaines villes normandes, ce trajet implique deux à trois heures de route avant même l’embarquement.
D’autres alternatives existent, comme un départ depuis l’aéroport de Beauvais, mais elles nécessitent une correspondance à l’étranger, notamment à Barcelone, via des compagnies telles que Ryanair puis Vueling. Ces solutions allongent la durée du voyage, alors que le vol entre la France et l’Algérie dure généralement entre deux et trois heures selon la destination.
Un projet porté depuis plusieurs mois en Normandie
Depuis plusieurs mois, un groupe de porteurs de projet travaille à l’ouverture d’une ligne aérienne directe entre la Normandie et l’Algérie. Cette initiative est soutenue par l’UFAN (Union franco-algérienne de Normandie), une association active auprès des populations concernées par les échanges entre les deux rives de la Méditerranée.
L’aéroport envisagé pour cette liaison est celui de Caen-Carpiquet, situé dans le département du Calvados, rapporte ce jeudi 3 février le média Paris Normande. Ce choix repose sur sa capacité à accueillir des vols internationaux réguliers et sur sa position géographique au sein de la région normande.
Des soutiens institutionnels déjà exprimés
Le projet a récemment reçu plusieurs signaux favorables de la part d’acteurs institutionnels. En janvier 2026, Adda Khoualed, l’un des porteurs du dossier, a indiqué avoir obtenu « un accord de principe clair et très favorable » à l’issue d’une rencontre avec Fanny Charles, directrice générale du groupe SEALAR, gestionnaire des aéroports de Normandie, ainsi que Marilyn Haize Hagron, directrice des aéroports de Caen-Carpiquet et Deauville.
Le 10 janvier 2026, le député du Calvados Joël Bruneau a également fait part de son soutien au projet, encourageant les porteurs à « poursuivre [leurs] échanges avec Sealar ». Quelques jours auparavant, le président de la région Normandie, Hervé Morin, avait exprimé un avis favorable, estimant que cette initiative s’inscrivait dans le développement des infrastructures aéroportuaires normandes.
L’étape décisive : convaincre une compagnie aérienne
Malgré ces appuis, l’ouverture de vols directs entre Caen-Carpiquet et l’Algérie dépend désormais d’un acteur clé : une compagnie aérienne. À ce stade, aucun transporteur n’a encore annoncé officiellement son engagement sur cette future liaison.
Les discussions se poursuivent afin d’évaluer la faisabilité opérationnelle et commerciale du projet. Les destinations algériennes potentielles, les fréquences de vol, les tarifs et le calendrier de mise en service n’ont pas encore été rendus publics. Tant qu’aucune compagnie n’aura confirmé son implication, cette liaison reste à l’état de projet, même si les démarches engagées se poursuivent.
Vous avez aimé cet article ? Ne ratez pas notre dernier article !
Source : ObservAlgerie