Attaque à Paris : un Algérien gravement blessé pour 250 euros

Un homme de nationalité algérienne a été grièvement blessé lors d’une agression survenue à Paris. L’affaire trouve son origine dans un différend portant sur une somme de 250 euros. Deux personnes sont aujourd’hui mises en cause dans ce dossier suivi par les services de police judiciaire.

Les faits se déroulent aux alentours de 4 heures du matin, le 2 juin 2025, sur le boulevard Ney, dans le XVIIIe arrondissement de Paris. Sur place, les secours découvrent un homme inconscient, étendu sur le trottoir. Il présente une blessure importante à la tête, qui s’étend de l’arrière du crâne jusqu’au visage.

Les équipes de secours interviennent rapidement. La victime est transportée à l’hôpital Beaujon, situé à Clichy-la-Garenne, dans les Hauts-de-Seine. Les médecins constatent la gravité des blessures et fixent une incapacité totale de travail de quarante-cinq jours.

Au fil de l’enquête, les policiers reconstituent le contexte de cette agression. L’homme blessé avait rendez-vous dans une pizzeria avec un livreur Uber. Les deux individus devaient régler un différend financier. La rencontre dégénère rapidement. Une source proche du dossier décrit la scène : « Cela s’est très mal passé, car les deux hommes en sont venus aux mains. Une tierce personne aurait glissé une machette dans la main de l’auteur présumé qui l’a abattue sur la tête de son adversaire. »

Après les faits, l’arme utilisée est abandonnée dans un square du XVIIe arrondissement.

Deux suspects entendus par la justice

Les investigations menées par le deuxième district de police judiciaire permettent d’identifier un premier suspect. Celui-ci est interpellé en France, puis mis en examen pour « tentative de meurtre ». Il est ensuite placé en détention provisoire. Lors de son audition, il conteste les faits qui lui sont reprochés. Le procureur, au moment des réquisitions, indique : « Le mobile du crime reste obscur et le risque de représailles est réel. »

Un second homme, présenté comme un complice présumé, est recherché pendant plusieurs mois. Il est finalement interpellé en janvier 2026 au Portugal. D’après les éléments du dossier, il s’y trouvait pour effectuer des démarches administratives liées à un titre de séjour.

Installé en France depuis 2021, cet homme vit dans le XXe arrondissement de Paris avec son épouse. Il travaille comme chauffeur livreur et ne possède pas d’antécédents judiciaires. Devant le juge d’instruction, il rejette toute implication et déclare : « Je n’ai rien fait et je n’ai pas pris la fuite. »

Son avocat, Me Gianni de Georgi, apporte des précisions sur sa position : « Son client était bien là et n’a pas porté de coup. La machette a été donnée par une tierce personne. Mon client travaille, il est marié, dispose d’un domicile et la victime ne le connaissait pas. »

Une enquête qui se poursuit

Les enquêteurs s’appuient sur plusieurs éléments pour faire avancer le dossier. Les images de vidéosurveillance, les données téléphoniques et les auditions permettent de reconstituer progressivement les faits.

Une confrontation entre les deux suspects doit être organisée par le juge d’instruction. Cette étape vise à clarifier les déclarations et à préciser le rôle de chacun lors de l’agression. La procédure pourrait s’étendre sur plusieurs mois, le temps de rassembler tous les éléments nécessaires. Le dossier reste en cours d’instruction.

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Source : ObservAlgerie

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