Algériens bloqués à Dubaï : pourquoi sont-ils empêchés de rentrer ?

La situation des Algériens bloqués à Dubaï continue de susciter des interrogations après l’empêchement d’embarquement de plusieurs ressortissants algériens sur un vol de Air Algérie à l’aéroport de Dubaï, aux Émirats arabes unis.

Ces passagers devaient quitter le territoire émirati dans le cadre d’un dispositif organisé par les autorités algériennes afin de permettre le retour volontaire de leurs ressortissants suite à la guère dans la région. Cependant, l’embarquement n’a pas été autorisé. Aucune explication officielle détaillée n’a été communiquée par les autorités locales concernant les motifs précis de cette décision.

Une opération décidée par l’Algérie

Dans un contexte régional marqué par la guerre, les autorités de Algérie ont activé des mécanismes de suivi pour leurs ressortissants présents dans cette zone. Ces mesures incluent l’ouverture de lignes de contact, l’enregistrement des personnes souhaitant rentrer et la mobilisation de moyens de transport adaptés.

Un vol d’Air Algérie devait rapatrier une partie de ces ressortissants. Les passagers concernés avaient accompli les démarches administratives nécessaires avant de se présenter à l’aéroport. Cependant, ils étaient empecher de monter à bord de l’avion, a affirmé El Khabar.

Hicham Haddad, député et ancien rapporteur de la commission des affaires étrangères de l’Assemblée populaire nationale, a réagi publiquement. Il a déclaré au quotidien arabophone que ce qu’ont entrepris les Émirats arabes unis en entravant ou en bloquant une opération d’évacuation à caractère humanitaire représente un comportement totalement irresponsable et entre en contradiction claire avec les exigences du droit international et les usages de la coopération consulaire en période de crise et de conflits internationaux. Il a également affirmé que les opérations d’évacuation en situation d’urgence constituent des mesures humanitaires fondées sur des règles établies du droit international, notamment le principe de protection des civils et le principe de neutralité des questions humanitaires par rapport aux différends politiques.

Les références au droit international

Plusieurs observateurs ont mentionné les Conventions de Genève de 1949. Ces textes définissent les règles applicables en période de conflit armé, notamment en matière de protection des civils et de traitement des ressortissants étrangers.

Ils prévoient que les autorités facilitent, dans certaines conditions, le départ des étrangers qui souhaitent quitter un territoire affecté par un conflit. L’interprétation de ces dispositions dépend du contexte juridique et sécuritaire précis.

Le spécialiste en affaires stratégiques Rachid Allouche a proposé une analyse différente. Selon lui, un État peut chercher à éviter que des opérations de départ collectif soient perçues comme un indicateur d’instabilité. Il a rappelé que les plans d’évacuation constituent des procédures classiques activées par de nombreux pays lorsque la situation régionale évolue rapidement.

Des relations diplomatiques sous tension

L’épisode des Algériens bloqués à Dubaï intervient dans un contexte de tensions entre l’Algérie et les Émirats arabes unis. Au cours des derniers mois, plusieurs décisions officielles ont marqué une évolution des relations bilatérales.

Les autorités algériennes ont engagé des démarches visant à mettre fin à l’accord relatif aux services aériens signé en 2013 entre les deux pays. Elles ont également annoncé l’interdiction du survol de l’espace aérien algérien par les avions émiratis. Ces décisions relèvent des compétences nationales en matière d’aviation civile.

Pour les Algériens bloqués à Dubaï, la situation dépend désormais des décisions administratives prises sur le territoire émirati. Les autorités algériennes indiquent suivre le dossier. Aucune nouvelle date de départ n’a été communiquée.

Vous avez aimé cet article ? Ne ratez pas notre dernier article !

Source : ObservAlgerie

Retour en haut