Une agence de voyages en Algérie est au centre d’une affaire judiciaire concernant une escroquerie liée à de prétendus visas pour l’étranger. L’affaire a été portée devant la justice après plusieurs plaintes déposées par des victimes affirmant avoir été trompées par les responsables de l’agence. Les enquêteurs ont découvert que ces derniers proposaient des services de visa pour plusieurs pays étrangers, dont le Canada, la Suisse et les États-Unis, moyennant des sommes importantes, mais sans délivrer les documents promis.
L’affaire a été déclenchée suite à une plainte déposée par un jeune homme dans la trentaine, originaire d’Alger. Selon sa déclaration, il a été contacté par son voisin, propriétaire d’une agence de voyages et gérée par son épouse, qui lui a proposé un visa de travail pour le Canada. L’offre incluait l’envoi de son dossier administratif et universitaire, contre le versement d’un montant financier.
Le plaignant a remis aux responsables un premier paiement de 29 millions de centimes sur un montant total de 64 millions de centimes, dans l’espoir de recevoir le visa. Après plusieurs délais et promesses, il a reçu un contrat de travail canadien qui s’est révélé falsifié après vérification par les autorités.
Des documents falsifiés et des victimes multiples
L’enquête menée par les services de sécurité a révélé que les responsables de l’agence avaient inséré dans les dossiers des victimes des documents falsifiés, y compris des certificats universitaires et des attestations provenant de la Direction des impôts. Certaines pièces ne correspondaient même pas aux études des plaignants.
D’autres victimes originaires de la wilaya de Bordj Bou Arréridj ont également déposé des plaintes similaires, confirmant un schéma de fraude répété par les mêmes individus.
La procédure judiciaire et l’absence des accusés
La Cour de Chéraga a suivi la procédure en jugeant l’affaire en l’absence des deux responsables, mari et femme, poursuivis pour escroquerie et falsification de documents. L’avocat des victimes a demandé que son client soit reconnu partie civile et que les accusés soient condamnés à verser 1 million de dinars algériens de dommages et intérêts pour le préjudice subi.
Le procureur de la République a requis une peine de 3 ans de prison ferme assortie d’une amende de 100 000 dinars algériens, conformément aux dispositions pénales applicables à ce type d’infractions en Algérie.
Cette affaire met en lumière les fraudes liées aux services de visas proposés par certaines agences de voyages en Algérie. Les autorités insistent sur la vigilance des citoyens et sur la nécessité de vérifier l’authenticité des documents avant de verser des paiements.
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Source : ObservAlgerie