Aéroport d’Alger : un étudiant arrêté avec 2 500 euros non déclarés

Un étudiant universitaire a été interpellé à l’aéroport d’Alger alors qu’il s’apprêtait à quitter le territoire national. Les services de sécurité ont découvert sur lui une somme en devise non déclarée. L’affaire a été examinée par la justice, qui a rendu son verdict

Les faits se sont déroulés à l’Aéroport Houari Boumediene, principal aéroport international d’Algérie. Les services de la police aux frontières y ont procédé à l’arrestation d’un étudiant inscrit en faculté de droit, surpris en possession d’une somme en monnaie étrangère non déclarée.

Selon les éléments présentés à l’audience, le montant total saisi s’élève à 2 500 euros. Le mis en cause s’apprêtait à embarquer sur un vol à destination de Dubaï, aux Émirats arabes unis.

Une infraction à la réglementation des changes

La réglementation algérienne impose la déclaration des sommes en devises transportées vers l’étranger au-delà des seuils fixés par la loi. Dans ce cas précis, l’étudiant n’a pas procédé à la déclaration auprès des services des douanes lors du contrôle.

Le montant de 2 500 euros a été immédiatement saisi par les autorités compétentes. L’infraction retenue concerne la violation de la législation et de la réglementation des changes relatives aux mouvements de capitaux de et vers l’étranger.

Les déclarations du prévenu devant le tribunal

L’affaire a été examinée ce lundi 2 mars 2026 devant le juge des délits près le tribunal de Tribunal de Dar El Beida à Alger. Lors de l’audience, le prévenu a reconnu les faits qui lui étaient reprochés, rapporte le journal Ennahar.

Il a déclaré qu’à son arrivée à l’aéroport, il comptait déclarer la somme auprès des services des douanes. Selon ses explications, la perte temporaire de son bagage à main l’aurait déconcentré et, après l’avoir retrouvé, il aurait omis d’accomplir la formalité, tout en sachant que l’absence de déclaration est passible de sanctions.

Réquisitions du parquet et verdict

Au cours de l’audience, le procureur de la République a requis une amende équivalente au double du montant saisi, assortie d’une peine d’un an d’emprisonnement ferme.

Après délibération, le juge a prononcé une amende ferme de 50 000 dinars algériens à l’encontre du prévenu. Le tribunal a également ordonné la confiscation de la totalité de la somme saisie, soit 2 500 euros, pour infraction à la législation sur les changes et les mouvements de capitaux.

 

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Source : ObservAlgerie

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