Hydrocarbures : l’Algérie prépare son Bid Round 2026 pour attirer les investisseurs étrangers

L’Algérie engage les préparatifs d’un nouvel appel d’offres international pour l’exploration et le développement de ses ressources en hydrocarbures. Cette initiative, prévue pour le premier semestre 2026, vise à renforcer l’attractivité du pays auprès des compagnies pétrolières et gazières internationales.

Le ministère des Hydrocarbures et des Mines a affirmé que la prochaine session, dénommée « Algeria Bid Round 2026 », représente « une nouvelle ère d’opportunités » dans le domaine de l’exploration et du développement des hydrocarbures. Dans une publication sur sa page Facebook, le ministère a indiqué que l’Agence nationale pour la valorisation des ressources en hydrocarbures (ALNAFT) a entamé les procédures préparatoires de cet appel d’offres. Des détails supplémentaires sur cette session seront révélés « prochainement ».

Un processus de préparation innovant avec le « Nomination Process »

ALNAFT a officiellement lancé en janvier 2026 le « Nomination Process », un cadre structuré de consultation amont conçu pour préparer le terrain en vue du prochain appel à concurrence prévu pour le premier semestre 2026. Ce mécanisme permet aux compagnies pétrolières et gazières internationales d’exprimer leur intérêt pour une sélection d’actifs parmi un portefeuille de 24 blocs onshore.

Le portefeuille couvre les principaux bassins d’hydrocarbures d’Algérie — Illizi, Berkine, Centre, Nord et Ouest — avec une forte concentration dans le bassin central, en particulier dans les zones d’Amguid Messaoud et Oued Mya. Il comprend 13 projets de développement et d’exploration, certains adaptés aux techniques de récupération assistée (EOR et IOR), ainsi que 11 projets d’exploration, dont plusieurs contiennent des découvertes existantes nécessitant une évaluation complémentaire.

Une sélection des blocs basée sur l’intérêt des investisseurs

Le président d’ALNAFT, Samir Bekhti, a indiqué que l’agence prévoit de proposer entre 6 et 10 blocs à la concurrence étrangère dans le domaine des hydrocarbures. Cette sélection sera effectuée après évaluation des candidatures reçues via le « Nomination Process », dont la consultation s’est achevée le 31 janvier 2026.

Selon Samir Bekhti, ce mécanisme permet à l’agence de « concevoir des appels d’offres plus ciblés, plus attractifs et plus efficaces à l’avenir ». Il a souligné que cette mesure « reflète un changement dans l’approche de l’agence, passant d’une perspective unidimensionnelle à une approche basée sur l’écoute des partenaires, tout en préservant pleinement la souveraineté de l’État sur son domaine minier des hydrocarbures ».

Dans la continuité du succès du Bid Round 2024

Ce nouvel appel d’offres s’inscrit dans la continuité du « Algeria Bid Round 2024« , dont les résultats ont été annoncés en juin 2025. Cette session s’est soldée par l’attribution de licences d’exploration à des compagnies de différentes nationalités dans cinq zones.

Le ministre d’État, ministre des Hydrocarbures et des Mines, Mohamed Arkab, a souligné que cet appel d’offres 2024, le premier du genre depuis 2014, s’inscrivait dans le cadre d’un vaste programme par lequel ALNAFT a identifié 17 projets d’hydrocarbures devant être soumis à l’investissement à travers une série d’appels d’offres destinés aux compagnies internationales.

Selon Samir Bekhti, « la dernière série d’appels d’offres a abouti à des engagements financiers confirmés à hauteur de 600 millions de dollars dans des projets d’exploration, preuve tangible de la confiance des investisseurs ».

Un contexte favorable à l’attractivité du secteur

Le ministère des Hydrocarbures et des Mines a indiqué que l’Algérie « va de l’avant vers l’exploitation de nouvelles potentialités, le renforcement des partenariats stratégiques et le développement futur du secteur des hydrocarbures ».

Le nouveau processus adopté par ALNAFT dans la préparation du Bid Round 2026 vise à adapter l’offre aux intérêts des investisseurs, afin d’améliorer l’attractivité du marché algérien. Outre des ressources naturelles abondantes et une flexibilité réglementaire offrant plusieurs types de contrats, la proximité des marchés européens et la stabilité sécuritaire dans la région constituent des atouts pour le choix de l’Algérie par les acteurs énergétiques étrangers.

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Source : ObservAlgerie

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