La crise mondiale de l’hélium s’intensifie après l’annonce, le 2 mars 2026, de l’arrêt temporaire de la production de gaz naturel liquéfié (GNL) au Qatar, suite à des attaques militaires sur ses installations, et ce, suite à la riposte iranienne aux attaques israélo-américaines ayant visé plusieurs villes d’Iran.
Cette décision a plongé les marchés mondiaux de l’hélium dans l’incertitude, car le Qatar est l’un des principaux producteurs de ce gaz rare. Cependant, et selon le site spécialisé Attaqa, cette situation pourrait offrir une opportunité stratégique pour l’Algérie, qui se profile comme une alternative viable pour pallier les perturbations des exportations qataries.
Le Qatar arrête de produit l’hélium suite aux attaques iraniennes
L’hélium est un gaz essentiel utilisé dans des domaines variés, allant des technologies médicales, telles que l’imagerie par résonance magnétique (IRM), à la recherche scientifique, en passant par l’industrie de la haute technologie. La demande croissante de ce gaz a poussé les pays producteurs à jouer un rôle crucial dans la stabilité des chaînes d’approvisionnement mondiales. Le Qatar, avec ses immenses réserves de gaz naturel, a longtemps été un acteur majeur dans la production d’hélium, mais le récent arrêt de ses installations pourrait perturber gravement l’offre.
La crise du GNL au Qatar, causée par des attaques sur ses infrastructures, a non seulement affecté la production de gaz naturel, mais aussi celle de l’hélium, qui est un sous-produit de l’extraction du gaz naturel. Le pays a annoncé qu’il ne pourrait pas reprendre la production de GNL avant la fin du conflit, ce qui pourrait entraîner une pénurie d’hélium à l’échelle mondiale. Selon des experts du secteur, la remise en état des installations pourrait prendre plusieurs mois, voire plus, rendant le retour à la normale difficile à prévoir à court terme.
Algérie : des réserves de 8,2 milliards de mètres cube
Face à cette situation, l’Algérie, troisième plus grand producteur mondial d’hélium après les États-Unis et le Qatar, apparaît comme une alternative crédible. Le pays dispose de réserves importantes d’hélium, extraites principalement de son gigantesque gisement de Hassi R’Mel, l’un des plus grands gisements de gaz naturel au monde.
Ces réserves sont estimées à 8,2 milliards de mètres cube, derrière celles des Etats-Unis (20,6 milliards de mètres cube) et celles du Qatar (10,1 milliards de mètres cube). Avec une capacité de production annuelle de 11 millions de mètres cubes de ce gaz rare, l’Algérie joue déjà un rôle de fournisseur important pour l’Europe et d’autres régions.
De plus, la stabilité de ses infrastructures et l’augmentation de ses investissements dans l’industrie du gaz naturel pourraient permettre à l’Algérie d’étendre sa production pour compenser l’impact des pertes liées à l’arrêt de production au Qatar. Les analystes estiment que l’Algérie pourrait renforcer sa position sur le marché mondial de l’hélium si le Qatar ne parvient pas à reprendre sa production rapidement.
En fait, bien que la crise de l’hélium soulève des défis majeurs, elle offre à l’Algérie une opportunité unique de se positionner en tant que fournisseur stratégique sur les marchés mondiaux.
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Source : ObservAlgerie