Des armes anciennes attribuées à l’émir Abdelkader ont été présentées en France lors d’un événement organisé mercredi 4 mars. Ces objets historiques, récemment acquis par une association franco-algérienne, devraient être restitués à l’Algérie.
Le mercredi 4 mars 2026, des armes attribuées à l’émir Abdelkader ont été exposées lors d’un iftar organisé dans la ville de Stains, située dans le département de la Seine-Saint-Denis, en France. L’événement a été organisé par la Fédération franco-algérienne de soutien et de renouveau dans le cadre d’une soirée ramadanesque réunissant des élus, des représentants de la société civile et plusieurs invités.
Parmi les participants figuraient l’historien Benjamin Stora, invité d’honneur de la soirée, ainsi que le maire de la ville de Stains. Des diplomates, des élus locaux et des personnalités associatives ont également pris part à la rencontre. Selon les organisateurs, cette soirée avait pour objectif de favoriser les échanges et les discussions autour des relations humaines, culturelles et institutionnelles entre la France et l’Algérie.
Des armes du XIXᵉ siècle attribuées à l’émir Abdelkader
Les objets exposés lors de cette soirée comprennent plusieurs armes anciennes. D’après les images diffusées par l’association, trois pièces principales ont été présentées au public. La première est un fusil long décoré, caractéristique des armes à feu utilisées au XIXᵉ siècle. Le bois sculpté et les éléments métalliques témoignent du style d’armement de cette période.
À côté du fusil se trouvait un sabre courbe, dont la lame et la poignée présentent des ornements travaillés. Ce type d’arme était souvent associé à l’autorité militaire à l’époque. Une troisième pièce a également été présentée : une arme courte à lame courbe, proche d’un poignard ou d’un sabre court, qui pouvait être utilisée lors de combats rapprochés ou dans des contextes cérémoniels.
Une acquisition réalisée par une fédération franco-algérienne
Ces objets ont été acquis lors d’un achat réalisé par la Fédération franco-algérienne de soutien et de renouveau. Selon l’association, les armes ont été achetées dans le cadre d’une démarche visant à préserver le patrimoine historique algérien et à faciliter leur retour vers l’Algérie.
Dans une publication diffusée sur les réseaux sociaux, la fédération a indiqué que ces pièces avaient été achetées par la Franco-Algérienne Keltoum Derghal, avant d’être offertes à l’Algérie. L’association précise que les objets devraient être prochainement transférés vers le pays afin d’être conservés dans des musées nationaux et accessibles au public ainsi qu’aux chercheurs.
La restitution du patrimoine au centre des discussions entre Alger et Paris
La restitution d’objets historiques liés à la période coloniale constitue un sujet de discussion entre l’Algérie et la France depuis plusieurs années. Cette question figure notamment parmi les recommandations formulées en 2021 par l’historien Benjamin Stora dans un rapport remis au président français Emmanuel Macron.
Dans ce document, l’historien évoquait la possibilité de restituer plusieurs biens culturels et archives liés à l’histoire coloniale. Depuis 2022, ces questions sont également examinées par une commission mixte d’historiens mise en place à l’initiative des présidents Abdelmadjid Tebboune et Emmanuel Macron. Les travaux de cette commission ont toutefois été suspendus après les tensions politiques apparues entre les deux pays durant l’été 2024.
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Source : ObservAlgerie