Réalisation du Gazoduc TSGP : l’Union européenne veut s’impliquer

Le projet du gazoduc transsaharien (TSGP), un projet d’infrastructure de grande envergure destiné à relier le Nigeria à l’Europe via l’Algérie, continue de capter un large soutien international. L’Union européenne (UE) a exprimé, un fort intérêt pour ce projet stratégique, soulignant son engagement à participer activement à sa concrétisation. Ce projet, qui prévoit le transport de 30 milliards de m³ de gaz naturel par an, est considéré comme essentiel pour renforcer les relations énergétiques entre l’Afrique et l’Europe.

Le gazoduc TSGP s’étend sur plusieurs milliers de kilomètres, reliant le Nigeria, le Niger et l’Algérie, pour acheminer le gaz naturel vers les côtes méditerranéennes, d’où il sera ensuite dirigé vers l’Europe. Cette initiative répond à une demande croissante de diversifier les sources d’approvisionnement en énergie, particulièrement pour l’Union européenne, qui cherche à réduire sa dépendance vis-à-vis du gaz russe, notamment à la suite de la guerre en Ukraine.

TSGP : favoriser l’intégration économique et énergétique entre l’Afrique et l’Europe

Lors d’un entretien avec la télévision nationale algérienne, Diego Mellado, l’ambassadeur de l’Union européenne en Algérie, a déclaré que l’UE était particulièrement intéressée par des projets d’infrastructures énergétiques d’envergure, comme le TSGP, car ils favorisent l’intégration économique et énergétique entre les deux continents.

Mellado a également précisé que l’UE souhaitait contribuer activement à la réalisation de ce projet, en raison de sa capacité à améliorer la connectivité énergétique entre l’Afrique et l’Europe. Il a ajouté que l’UE, à travers son programme Global Gateway, a lancé une stratégie ambitieuse pour financer des projets structurants d’intérêt commun dans le domaine de l’énergie. Le TSGP s’inscrit parfaitement dans cette dynamique de coopération.

Le gazoduc n’est pas un simple projet pour l’Algérie

Il est utile de rappeler que le Chef de l’Etat algérien, Abdelmadjid Tebboune, a également évoqué l’avancée du projet. Mi-février, lors d’une conférence avec le président nigérien, il a annoncé que les travaux de réalisation du gazoduc commenceraient bientôt en territoire nigérien, sous la supervision du groupe Sonatrach. Ces travaux devraient débuter après le mois de Ramadan, une fois les dernières démarches administratives et logistiques finalisées. Ce développement marque un tournant dans la concrétisation du projet, après plusieurs années de discussions et de planification.

Pour l’Algérie, ce projet représente bien plus qu’un simple projet d’infrastructure. Il permet au pays de renforcer sa position en tant que fournisseur important de gaz naturel pour l’Union européenne, et de se transformer en un véritable hub énergétique. Il témoigne également de l’engagement de l’Algérie à accompagner les autres pays africains dans la mise en place d’une industrie énergétique plus performante.

Le gazoduc TSGP est donc un projet stratégique à la fois pour l’Afrique et pour l’Europe, et l’Union européenne, consciente de son importance, semble prête à s’impliquer pleinement pour assurer sa réussite.

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Source : ObservAlgerie

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