L’Italie lance officiellement son nouveau quota de permis de travail pour l’année 2026. Au total, 43 300 autorisations seront accordées à des travailleurs étrangers dans le cadre du plan migratoire triennal. Les modalités de répartition et de dépôt des candidatures ont été précisées par le ministère italien du Travail.
Le ministère italien du Travail a attribué 43 300 places de permis de travail non saisonnier pour 2026. Cette décision s’inscrit dans le cadre du programme triennal connu sous le nom de Decreto Flussi 2026-2028. Les quotas ont été confirmés dans la Note de Direction n° 531 du 16 février 2026 et publiés officiellement le 19 février 2026.
Ces autorisations concernent l’emploi salarié dans plusieurs secteurs : production industrielle, logistique, construction, hôtellerie et services de soins à domicile. Sur le total annoncé, 25 000 permis sont réservés aux travailleurs issus de 40 pays partenaires ayant déjà conclu des accords avec l’Italie, rapporte le média Visahq.
Les 18 000 places restantes seront attribuées aux ressortissants de pays qui signeront de nouveaux accords de coopération migratoire au cours de l’année 2026. Par ailleurs, 300 permis sont spécifiquement destinés aux apatrides et aux réfugiés reconnus par l’Organisation des Nations unies (ONU).
Modalités de dépôt et système du « click-day »
Les candidatures doivent être soumises exclusivement en ligne via le portail officiel ALI. Le dépôt des demandes s’effectue lors d’une journée unique appelée « click-day », principe déjà appliqué lors des précédentes éditions du Decreto Flussi.
Les employeurs devaient pré-remplir les dossiers avant le 7 décembre 2026. Pour la soumission définitive, ils doivent utiliser leurs identifiants numériques SPID (Sistema Pubblico di Identità Digitale) ou la CIE (Carte d’Identité Électronique). Les quotas sont répartis province par province. Les places qui ne seraient pas utilisées pourront être redistribuées après un délai de 50 jours, selon les indications du ministère.
Délais et procédures consulaires
Une fois la demande validée, l’employeur reçoit le Nulla Osta, c’est-à-dire l’autorisation de travail. À partir de cette étape, le travailleur étranger dispose d’un délai de six mois pour solliciter un visa d’entrée auprès du consulat italien compétent dans son pays de résidence.
Après son arrivée en Italie, il doit demander un permis de séjour dans les huit jours. Les délais de traitement varient selon les provinces italiennes et peuvent aller de deux à six mois. Ces délais doivent être pris en compte dans la planification des recrutements. Des organisations professionnelles ont demandé la suppression du système de loterie annuelle au profit d’un mécanisme progressif. Toutefois, pour 2026, le système du « click-day » reste en vigueur.
Alternatives pour les entreprises sans quota
Les entreprises qui ne parviennent pas à obtenir une place dans le quota 2026 peuvent recourir à d’autres dispositifs prévus par la législation italienne et européenne. Parmi eux figure la Carte Bleue UE, destinée aux travailleurs hautement qualifiés répondant à des conditions précises de diplôme et de rémunération.
D’autres options incluent le permis de transfert intra-entreprise prévu par l’article 27-quinquies de la réglementation italienne, ainsi que le visa Digital Nomad introduit récemment pour les télétravailleurs. Chaque dispositif impose des critères spécifiques liés au salaire, au niveau de formation et aux obligations en matière de sécurité sociale.
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Source : ObservAlgerie