L’affaire d’un sans-papiers algérien suscite la colère de Giorgia Meloni

La Première ministre italienne Giorgia Meloni a réagi à la réhabilitation d’un migrant algérien en Italie dans une vidéo publiée sur ses comptes officiels le 19 février 2026. Le migrant, dont l’identité n’a pas été révélée, avait été placé dans un centre de rétention en Albanie et avait saisi la justice pour contester ce transfert.

D’après le quotidien Il Fatto Quotidiano, le migrant algérien a été initialement placé dans un centre de réadaptation en Italie avant d’être transféré au centre de rétention de Gjadri, en Albanie. Ce transfert s’inscrivait dans le cadre d’un accord entre le gouvernement italien et les autorités albanaises, appelé le « pacte de Gjadri », destiné à placer certains demandeurs d’asile dans des centres situés à l’étranger.

Le tribunal de Rome a estimé que le migrant avait été mal informé sur sa destination. Les autorités italiennes avaient annoncé qu’il serait envoyé dans un autre centre en Italie, à Brindisi. Le jugement a relevé que cette fausse information constituait une « négligence grave qui constitue une violation flagrante de la sphère privée et des droits de la personne ». Le tribunal a ordonné le retour du migrant en Italie et a condamné le ministère de l’Intérieur italien à lui verser une indemnité de 700 euros.

Vive réaction de Giorgia Meloni

Dans sa vidéo, Giorgia Meloni a dénoncé une « justice politisée » qui, selon elle, a donné gain de cause au migrant algérien. Elle a rappelé que le ressortissant algérien résidait illégalement en Italie et qu’il avait été condamné dans 23 affaires judiciaires, dont une pour agression sur une femme. Selon Meloni, le jugement empêche désormais son placement dans un centre de rétention administrative et son transfert vers l’Albanie en vue d’un rapatriement.

Elle a précisé que le ministère de l’Intérieur devrait verser 700 euros de dommages et intérêts pour avoir tenté de mettre en œuvre une mesure d’expulsion. Giorgia Meloni a souligné que le gouvernement poursuivrait ses efforts pour appliquer les mesures de rapatriement prévues par la loi et gérer l’immigration irrégulière. Elle a déclaré : « c’est un devoir d’accueillir ceux qui en ont le droit » et que « respecter les lois italiennes est essentiel, et quiconque s’y refuse n’est pas le bienvenu en Italie ».

@giorgiameloni_ufficiale

Una decisione che lascia senza parole. Ascoltate bene cosa è successo

♬ audio originale – Giorgia Meloni

Aspects légaux et administration

Le jugement du tribunal de Rome met en évidence les contraintes auxquelles le ministère de l’Intérieur italien doit faire face. Chaque demande de révision ou de compensation est examinée dans le cadre de la législation nationale et européenne. Le transfert de migrants vers des centres situés à l’étranger, tel que prévu par le pacte de Gjadri, doit respecter les procédures légales et garantir que les personnes concernées soient correctement informées.

Giorgia Meloni a utilisé les réseaux sociaux pour communiquer sur cette affaire et détailler les actions du gouvernement italien. Le ministère de l’Intérieur continue de traiter les demandes et recours des migrants en situation irrégulière conformément aux règles établies.

Le cas du migrant algérien illustre les interactions entre décisions judiciaires, mesures administratives et contraintes légales dans la gestion de l’immigration en Italie. Chaque dossier est traité individuellement et selon les cadres légaux applicables.

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Source : ObservAlgerie

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