Lors d’une émission télévisée diffusée, mardi 17 février 2026 en direct sur la chaîne française France Info, le célèbre historien Benjamin Stora a exprimé sa colère de manière spectaculaire. Invité pour discuter des relations historiques entre la France et l’Algérie, Stora a été pris de court par une question qui a mis en lumière des pratiques controversées de certains membres des médias français.
Alors qu’il s’attendait à aborder des sujets graves tels que les essais nucléaires effectués par la France en Algérie ou la question des disparus lors de la guerre d’indépendance, un journaliste a délibérément orienté le débat vers un sujet plus contemporain et controversé : l’influenceur algérien Amir Boukhors, dit Amir DZ.
Benjamin Stora : parler crânes de résistants, de souffrances, d’essais nucléaires…
Ce choix de sujet a choqué Benjamin Stora, qui s’est emporté face à ce qu’il considérait comme une tentative de déviation de l’essentiel. « Qu’est-ce que je fais ici ? Je ne suis pas ici pour parler de ce jeune influenceur », a-t-il rétorqué vivement. Stora, d’un ton incisif et de plus en plus agité, a insisté sur le fait qu’il avait été invité pour parler de l’histoire et des questions sensibles qui affectent encore aujourd’hui les relations franco-algériennes. Il a rappelé que des sujets comme les centaines de milliers de morts algériens pendant la guerre d’indépendance ou les essais nucléaires effectués en Algérie méritaient toute l’attention et ne pouvaient pas être relégués au second plan.
Le journaliste, visiblement déstabilisé par cette réaction inattendue, a tenté de justifier son choix de sujet en affirmant que l’influenceur était lié aux tensions actuelles entre les deux pays, notamment à travers une tentative présumée de kidnapping en France. Cependant, Benjamin Stora, loin d’être convaincu, a rétorqué : « Vous m’avez invité pour parler de la mémoire partagée entre nos deux pays, pas pour parler d’un influenceur. Nous avons des problèmes bien plus graves à résoudre ».
Je ne suis pas ici pour parler d’un « influenceur de Dubaï »
Dans un élan d’agacement, l’historien a poursuivi : « Nous avons les restes des résistants algériens, les crânes qui sont toujours conservés dans les musées en France. Nous avons des mémoires de souffrances profondes qui doivent être abordées avec sérieux. » Pour lui, l’évocation d’Amir DZ qu’il a présenté comme « influenceur de Dubaï » avait un côté dégradant pour le débat, surtout face à l’importance des enjeux historiques.
Cet incident a rapidement fait le tour des réseaux sociaux, où de nombreux internautes ont exprimé leur soutien à Benjamin Stora, dénonçant ce qu’ils considéraient comme une tentative d’amadouer le public au détriment des véritables questions historiques. La scène a aussi mis en lumière le malaise qui existe autour de la mémoire coloniale et de son traitement dans les médias français.
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Source : ObservAlgerie