Algérie : il promet un visa à son voisin et lui vide son compte CCP

Une affaire d’escroquerie liée à une promesse de visa a été examinée ce dimanche par la justice en Algérie. Un homme est accusé d’avoir soutiré de l’argent à son voisin après lui avoir proposé son aide pour obtenir un rendez-vous de visa. Les faits impliquent l’application BaridiMob et l’utilisation d’une carte Edahabia.

Les faits ont été examinés par le tribunal de Chéraga, relevant de la wilaya d’Alger, dans la matinée de ce dimanche 15 février 2026. Le prévenu, un homme âgé d’une quarantaine d’années, est poursuivi pour escroquerie.

L’action publique a été déclenchée à la suite d’une plainte déposée par la victime. Cette dernière affirme avoir sollicité l’aide de son voisin, identifié par les initiales « M.A », pour obtenir un rendez-vous en vue d’une demande de visa. Selon la plainte, le mis en cause aurait proposé de le mettre en relation avec une personne via les réseaux sociaux afin de faciliter la prise de rendez-vous.

Utilisation de l’application BaridiMob et de la carte Edahabia

D’après les déclarations de la victime, l’intermédiaire contacté aurait exigé le numéro de la carte Edahabia ainsi que le code secret, sous prétexte de les utiliser pour effectuer la réservation via l’application BaridiMob, le service mobile d’Algérie Poste.

La victime affirme avoir communiqué ces informations, pensant finaliser sa demande de visa. Elle a ensuite découvert qu’un montant d’argent avait été retiré de son compte CCP sans son consentement.

Le prévenu nie les faits et se dit simple intermédiaire

À la barre, le prévenu a nié les accusations portées contre lui. Il a déclaré ne pas avoir reçu personnellement les identifiants du compte BaridiMob de son voisin et s’est présenté comme un simple intermédiaire.

Il a soutenu que la victime l’avait informé avoir été escroquée par une tierce personne et qu’il avait ensuite été accusé à tort. Selon ses déclarations, il n’a utilisé aucune manœuvre frauduleuse pour soutirer de l’argent. La défense a indiqué que le dossier ne contenait aucun élément matériel ou technique prouvant l’implication directe de son client dans le retrait des fonds.

Réquisitions du parquet et demande de relaxe

L’avocat du prévenu a plaidé l’absence de preuves concrètes, affirmant que son client n’avait joué qu’un rôle d’intermédiaire. Il a également précisé que le mis en cause s’était engagé à restituer une partie de la somme perdue, proposition refusée par la victime, qui a maintenu sa plainte.

De son côté, le représentant du ministère public a requis une peine de cinq ans de prison ferme assortie d’une amende de 100 000 dinars algériens. L’affaire a été mise en délibéré. Le jugement du tribunal de Chéraga est attendu dans les prochains jours.

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Source : ObservAlgerie

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