Visa Schengen : l’Europe dévoile sa nouvelle stratégie digitale

La Commission européenne a présenté sa première stratégie complète concernant le Visa Schengen, accompagnée d’un plan sur cinq ans pour la gestion de l’asile et de la migration. L’objectif est d’harmoniser les règles d’entrée dans l’espace Schengen et de rendre toutes les demandes de visa entièrement numériques d’ici 2028.

Les pays pilotes pour le lancement des nouvelles plateformes numériques sont la France, l’Allemagne, l’Espagne et l’Italie. En Italie, la stratégie s’appuie sur la migration de la base de données Portale Visti vers un environnement cloud, projet dirigé par le ministère des Affaires étrangères.

Le pays prévoit également le déploiement du système biométrique d’entrée et de sortie (EES) aux aéroports de Fiumicino et Malpensa à partir d’octobre 2025. Avec ce système, les tampons sur les passeports seront remplacés par des enregistrements électroniques, permettant d’appliquer automatiquement la règle des 90 jours sur 180 jours pour les séjours dans l’espace Schengen.

Le suivi électronique des entrées et sorties limitera les contrôles manuels aux frontières. Les informations collectées seront reliées aux bases de données biométriques et de sécurité, permettant un contrôle automatique et en temps réel.

Lancement d’ETIAS et nouvelles exigences

Le plan prévoit également la mise en service du système européen d’information et d’autorisation de voyage (ETIAS) à la fin de 2026. Cette autorisation de voyage, au tarif de 7 euros, sera obligatoire pour les ressortissants dispensés de visa, y compris les citoyens britanniques et américains, avant tout déplacement en Italie.

Les prestataires de voyages d’affaires devront intégrer les alertes ETIAS dans leurs processus de réservation et informer les voyageurs des nouvelles règles. Le système centralise le traitement des demandes et permet une vérification des risques dès la soumission des dossiers.

Traitement centralisé et mobilité professionnelle

En centralisant le traitement des visas et en intégrant l’analyse des risques dès le début, la Commission européenne cherche à rendre les délais de traitement plus prévisibles et à limiter les erreurs. Les employeurs qui transfèrent des talents peuvent anticiper des délais standardisés pour leurs employés.

Les bases de données biométriques et de sécurité seront croisées en temps réel, ce qui permettra de vérifier automatiquement les informations fournies par les voyageurs. Le système est conçu pour uniformiser les pratiques dans tous les États membres de l’espace Schengen et pour faciliter le suivi administratif des entrées et sorties.

L’ensemble de ces mesures montre la volonté de l’Union européenne de mettre en place une gestion centralisée et numérique des visas, tout en offrant un accès aux informations et aux outils nécessaires pour les voyageurs et les équipes responsables de la mobilité internationale.

 

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Source : ObservAlgerie

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