L’Algérie citée 170 fois dans les dossiers Epstein : voici ce qu’ils en disent

Depuis la déclassification progressive des archives liées à l’affaire de Jeffrey Epstein, une mine d’informations a été rendue publique, dévoilant les coulisses des relations mondiales de l’influent financier et pédo-criminel. Dans cette avalanche de documents, l’Algérie émerge à 170 reprises parmi près de 3,5 millions de dossiers consultables. Toutefois, bien que souvent mentionnée, le pays n’apparaît jamais comme un acteur central des affaires d’Epstein. Le pays est davantage observé, notamment pour ses liens géopolitiques et énergétiques, que réellement impliqué dans les événements relatifs à l’homme d’affaires.

L’Algérie est citée dans des rapports géopolitiques et des analyses régionales, notamment concernant le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, selon un article de nos confrères d’El Watan. Les documents mettent en lumière son rôle stratégique dans la région en raison de ses vastes ressources en hydrocarbures.

Le pays est décrit comme un acteur majeur, mais fragile, notamment à travers sa dépendance aux fluctuations des prix mondiaux du pétrole et du gaz. Cette fragilité est évoquée dans un contexte global où les économies énergétiques sont soumises à des pressions internes et externes, notamment en raison de l’augmentation de la consommation intérieure et des risques géopolitiques.

Algérie : les hydrocarbures, l’avenir du régime et les relations internationales observés

Les relations internationales de l’Algérie sont également abordées dans les archives. Le pays est décrit comme ayant des liens solides avec des puissances telles que la Russie et la Chine, des relations parfois perçues avec des « acteurs sensibles », dont le Hamas. Ces aspects témoignent de la position diplomatique et stratégique de l’Algérie, qui maintient des alliances diversifiées tout en devant gérer des tensions internes et externes.

Sur le plan de la stabilité politique, plusieurs rapports abordent la question de l’avenir du régime algérien. Certains documents évoquent la crainte d’un « effondrement imminent », comparant la situation politique de l’Algérie à celle de pays comme l’Irak ou la Libye. Cependant, ces rapports reconnaissent également l’effort de l’État pour contenir les menaces internes, notamment par l’intermédiaire de ses forces de sécurité.

Un Algérien tente une approche, Epstein pas intéressé

Un point intrigant des documents concerne un email daté d’avril 2015, dans lequel un collaborateur d’Epstein, dont le nom est a été supprimée, mentionne avoir travaillé comme assistant personnel d’un futur candidat à la présidentielle algérienne lors d’un forum économique à Istanbul. Bien que l’email ne fasse pas état de détails compromettants, il suggère un intérêt pour les processus électoraux du pays. Aucune implication directe d’Epstein n’est cependant relevée, le pédo-criminel ayant montré un certain désintérêt vis-à-vis de son interlocuteur.

En fait, ce qu’il faut comprendre, c’est que bien que l’Algérie soit « fréquemment » citée dans les dossiers Epstein, elle n’apparaît pas comme un élément important des activités du financier. Les documents relatifs à l’Algérie montrent un pays observé en raison de ses ressources énergétiques et de sa position géopolitique, mais jamais impliqué dans les affaires directes du réseau Epstein.

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Source : ObservAlgerie

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