Tebboune dézingue les Émirats arabes unis

Dans une interview retentissante diffusée samedi 7 février 2026, le président algérien Abdelmadjid Tebboune n’a pas mâché ses mots en évoquant les relations tendues entre l’Algérie et les Émirats arabes unis qu’il n’a à aucun moment cités nommément. Accusant fermement ce pays du Golfe d’ingérence dans les affaires intérieures de l’Algérie, Tebboune a mis en lumière plusieurs actions qu’il considère comme des tentatives d’influence inacceptable, notamment dans le cadre des élections algériennes.

Le président algérien a tout d’abord critiqué, dans son intervention, l’implication des Émirats dans les processus électoraux de son pays. Bien que ne nommant pas directement les Émirats, il a clairement désigné ce pays comme responsable de ce qu’il a qualifié de « gesticulation » d’un « mini-État » dans les affaires algériennes.

Ingérence dans les élections en Algérie, dénonce Tebboune

Tebboune a révélé que les Émirats avaient tenté à plusieurs reprises de s’ingérer dans les élections nationales, cherchant à peser sur les résultats de ces scrutins. Selon lui, cette attitude déstabilise l’Algérie et menace son indépendance politique. Le président a exprimé son mécontentement face à cette ingérence, soulignant que l’Algérie ne permettrait pas à un autre pays d’influencer ses processus démocratiques internes.

Les tensions entre les deux nations se sont intensifiées avec la déclaration de Tebboune sur les menaces d’Abou Dhabi de recourir à l’arbitrage international concernant leurs investissements en Algérie. Le président a affirmé que les Émirats cherchaient à « appauvrir » l’Algérie en usant de l’arbitrage comme moyen de pression économique. « Qu’ils aillent à l’arbitrage ! », a lancé Tebboune, dans un ton défiant, avant de mettre en garde les Émirats : « Ne nous laissez pas regretter le jour où nous vous avons connus. » Cette déclaration témoigne de l’agacement du président algérien, qui ne semble pas prêt à céder face aux menaces extérieures.

Les Emirats accusés de déstabiliser le Mali, la Libye et le Soudan

Une autre réponse significative de l’Algérie aux Émirats a été l’annulation d’une convention aérienne entre les deux pays, signée en 2013. Cette décision marque une étape importante dans la détérioration des relations bilatérales, avec l’arrêt des vols directs entre l’Algérie et les Émirats. Tebboune a également déploré que l’argent des Émirats soit impliqué dans des conflits à travers le monde, citant leur présence en Libye, au Mali et au Soudan, des zones de tension où les Émirats ont souvent été accusés de soutenir des actions déstabilisatrices.

En résumé, l’Algérie semble se dresser fermement contre l’influence des Émirats arabes unis, affirmant sa volonté de défendre son indépendance nationale et sa souveraineté contre toute ingérence extérieure. Le président Tebboune a ainsi clairement fait savoir qu’il n’accepterait pas de telles ingérences, quelle que soit leur forme.

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Source : ObservAlgerie

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