Face à la hausse des demandes de visas Schengen et à la saturation des services administratifs, la France envisage de recourir à l’intelligence artificielle pour améliorer l’efficacité du processus de délivrance. Un projet pilote débutera dans quelques préfectures dès 2026, avec l’objectif d’étendre cette solution à l’échelle nationale d’ici 2027.
En 2025, la France a délivré plus de 3 millions de visas Schengen, un chiffre en hausse de 3,5 % par rapport à 2024. Ces visas concernent principalement des touristes, des travailleurs et des étudiants. Le type de visa le plus demandé reste le visa court séjour, qui a connu une forte augmentation en 2025 avec près de 2,66 millions de visas délivrés pour des séjours de moins de 90 jours.
Le gouvernement fait face à un volume de demandes de plus en plus élevé, ce qui met une pression considérable sur les services administratifs. Les préfectures, déjà submergées par la gestion des dossiers, peinent à répondre dans des délais acceptables. Cette situation entraîne des délais de traitement longs, créant une frustration parmi les demandeurs.
Le recours à l’intelligence artificielle pour désengorger les préfectures
Pour faire face à cette situation, le chef du gouvernement français a annoncé, lors d’une interview à la presse régionale samedi 7 février 2026, l’utilisation de l’intelligence artificielle (IA) afin de rationaliser le traitement des demandes de visas. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a précisé que cette technologie serait mise en place pour accélérer le processus et alléger la charge de travail des agents administratifs.
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« Il faut pouvoir accepter ou refuser plus vite les demandes. J’ai demandé au ministre de l’Intérieur Laurent Nunez et au ministre délégué en charge de la fonction publique, David Amiel, de développer une application d’intelligence artificielle pour accélérer le traitement des visas et soulager le travail de nos agents », a déclaré le Premier ministre.
Un projet pilote dans cinq préfectures en 2026
Le Premier ministre a précisé que l’application d’IA serait d’abord testée dans cinq préfectures sélectionnées. Parmi celles-ci, des préfectures de l’Île-de-France et des Hauts-de-France feront partie du projet pilote. Ces régions ont été choisies en raison de leur fort nombre de demandes de visas et de la saturation de leurs services administratifs.
L’objectif est d’obtenir des résultats probants lors de cette phase de test avant d’étendre progressivement cette solution à l’ensemble du territoire national. Le gouvernement ambitionne une généralisation de l’utilisation de l’IA pour le traitement des demandes de visas d’ici 2027.
Une solution pour alléger la pression sur les services publics
L’adoption de l’IA pour traiter les demandes de visas s’inscrit dans une volonté plus large du gouvernement de moderniser l’administration publique et d’améliorer la qualité de service. En effet, cette solution permettra de réduire les délais de traitement et de mieux organiser les priorités au sein des préfectures.
L’intelligence artificielle pourrait également permettre de détecter des erreurs humaines et d’optimiser la gestion des dossiers de manière plus fluide. Le projet vise ainsi à répondre à la pression croissante liée à l’augmentation continue du nombre de demandes de visas, tout en maintenant un niveau élevé de sécurité et de rigueur administrative.
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Source : ObservAlgerie