La Direction générale des impôts (DGI) a décidé de généraliser l’utilisation exclusive de la langue arabe dans l’ensemble de ses correspondances administratives, au niveau central comme local. La mesure est entrée en vigueur le 1er février et concerne l’ensemble des structures relevant du secteur des Finances.
Dans une note adressée aux chefs de départements, responsables centraux, directeur des grandes entreprises, directeurs et inspecteurs régionaux des services fiscaux, directeurs des impôts des wilayas ainsi qu’aux responsables des centres régionaux d’information et de documentation, l’administration fiscale précise que cette décision est prise « conformément aux instructions du ministre des Finances ». La DGI indique que « la langue officielle sera obligatoire dans toute la correspondance émise par le secteur des Finances, sous toutes ses formes ».
Selon la même source, l’instruction, datée du 1er février, porte l’intitulé suivant : « Obligation d’utiliser la langue officielle dans les correspondances et d’unifier la police et la taille des textes. » Elle se réfère à l’« instruction n° 201/2026 du 29 janvier 2026 émanant du ministère des Finances ».
Outre la généralisation de la langue arabe, la DGI fixe également des règles techniques pour la présentation des documents administratifs. La note précise que l’usage de la langue arabe devra se faire « de manière normalisée », avec une police et une taille uniformes. À ce titre, il est indiqué que les correspondances devront être rédigées selon les paramètres suivants : « Police : Calibri; Taille : 16 ».
La direction générale appelle l’ensemble des responsables concernés « à veiller à l’application stricte des instructions du ministre et au respect rigoureux de ce qui est mentionné ci-dessus ». Elle leur demande également « d’assurer la large diffusion de la présente instruction » et de signaler, « en temps opportun, toute difficulté susceptible d’être rencontrée lors de sa mise en œuvre ».
La décision de la DGI s’inscrit dans un mouvement plus large observé ces derniers mois au sein de plusieurs institutions et entreprises publiques. Plusieurs structures ont, en effet, engagé des démarches visant à renforcer l’usage de la langue arabe dans leurs documents et communications internes, tout en réduisant le recours au français.
Une note en ce sens avait notamment été diffusée en janvier par le ministère de l’Agriculture et du Développement rural. D’autres entreprises publiques, telles qu’Algérie Télécom, Air Algérie ou encore Sonelgaz, ont également procédé à une généralisation de l’arabe dans leurs correspondances, tout en introduisant davantage l’anglais comme deuxième langue de travail.
Cette évolution concerne aussi le secteur de l’enseignement supérieur. Les études de médecine ont connu, ces dernières années, un changement linguistique marqué. Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a ainsi abandonné le français dans l’enseignement des sciences médicales au profit de l’anglais.
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